Cuisine de rue : 10 trucs pour se régaler sans nausée

Par Catherine Lefebvre
Mise à jour le 26 Fév 2018

Cuisine de rue : 10 trucs pour se régaler sans nausée

Quoi de plus agréable, pour découvrir la culture culinaire locale, que d’essayer les mille et un plats offerts sur la rue? Oui, mais… attention à la tourista! Petit guide de survie pour déguster les saveurs du monde sans vivre un cauchemar gastro-intestinal.

1. Prendre plaisir à faire la file

Fraîchement arrivé à Bangkok, vous entamez votre périple par un premier pad thaï au cœur des rues fourmillantes de passants et de tuk-tuks. Les valeurs sûres se cachent souvent derrière les interminables files d’attente, puisqu’elles laissent supposer un bon roulement des ingrédients. Voilà déjà un bon signe de fraîcheur… Armez-vous de patience, vous ne serez probablement pas déçu.

2. Manger à l’heure locale

Pour éviter que vos tacos al pastor traînent trop longtemps sous la chaleur mexicaine, il vaut mieux manger en même temps que les gens du coin. C’est d’ailleurs l’occasion de s’imprégner de leur rythme de vie et d’entamer la conversation, si vous avez de la facilité avec les langues étrangères. Pour les autres, la leçon se résumera à savoir dire bonjour et merci, ainsi qu’à commander un repas et une bière froide dans la langue locale. La base, quoi!

3. Zieuter les cuisiniers

L’un des avantages de la bouffe de rue, c’est qu’il est possible de jeter un coup d’œil sur ce qui se passe en cuisine. Est-ce semi-propre ou digne d’un coqueron crasseux? Bien qu’il ne faille pas s’imaginer que les règles d’hygiène soient les mêmes que chez soi, on peut espérer pour le mieux et… s’assurer qu’il n’y a pas de viande crue accolée à votre sandwich.

4. Apporter ses ustensiles

Mettre des baguettes ou un trio d’ustensiles dans ses bagages prend très peu de place et peut être franchement pratique, lorsque ceux des bouis-bouis traînent dans un bol d’eau d’une couleur douteuse. Dans les pays où il est courant de manger avec les mains – certains pays d’Afrique, par exemple –, trouvez un endroit pour laver correctement les vôtres ou enduisez vos mains de gel désinfectant.

5. Laisser tomber le cru

Vous êtes tenté par tous ces étals de fruits exotiques parfaitement mûrs ou par une salade bien fraîche sous les Tropiques? Pensez-y deux fois. D’une part, qui sait à quoi ces denrées ont touché avant de se retrouver dans votre assiette; d’autre part, l’eau utilisée pour les laver, si elles l’ont été, pourrait ne pas être potable. Il en va de même pour les jus de fruits souvent additionnés d’eau ou de glaçons pas tout à fait potables eux non plus.

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6. Peler ou écarter

C’est un secret de polichinelle : la façon la plus sécuritaire de consommer les fruits et légumes crus consiste à choisir ceux qui se pèlent facilement ou à l’aide d’un couteau propre. Pensez aux bananes, avocats, ananas, papayes, oranges… Il est donc préférable d’éviter la laitue, les tomates et les petits fruits durant le voyage.

7. Manger végé

C’est connu : la viande mal cuite est souvent source de soucis gastro-intestinaux. Une bonne façon d’éviter les ennuis de ce genre est donc d’opter pour les versions végé. Ainsi, les fameux rice and beans au Costa Rica, au Mexique et à peu près partout en Amérique latine nous éloignent habituellement des dangers associés aux toxi-infections alimentaires.

8. Épicer sa vie!

En plus de parfumer les plats à souhait, les épices ont la faculté de repousser les bibittes. En Inde par exemple, un délicieux curry bien relevé peut vous éviter des ennuis… à condition d’avoir l’habitude de le manger très épicé. L’ennui, c’est qu’une surdose d’épices peut provoquer l’effet d’une tourista avant même la fin du repas. Tout dépend donc de votre tolérance au nombre de piments indiqué à côté de votre plat dans le menu. Et dans un resto ambulant, il se peut fort bien que ça ne soit pas indiqué…

9. Très bien cuit, s’il vous plaît!

Que ce soit pour les fruits et légumes, la viande, le poisson ou les fruits de mer, le degré de cuisson « bien cuit » est l’un des meilleurs alliés des voyageurs qui désirent découvrir la culture culinaire locale à travers la cuisine de rue. Un hot pot au Vietnam, une empanada en Argentine ou des brochettes de chèvre extracuites au Rwanda ne devraient habituellement pas vous poser de problèmes gastro-intestinaux. En revanche, à Lima, mieux vaut déguster le ceviche, plat typique du Pérou, dans un resto réputé au lieu de se l’offrir sur la rue, en pleine canicule.

10. Afficher ses allergies

Pour qui souffre d’allergies alimentaires sévères, la bouffe de rue est certainement à éviter. Chez nous comme ailleurs, les traces d’allergènes se trouvent bien souvent dans des plats ou des accompagnements plutôt surprenants. Il vaut la peine de faire un peu de recherche avant de partir pour connaître les spécialités locales. Au Bénin, par exemple, la sauce aux arachides est un vrai délice, mais elle peut causer des ennuis sérieux, voire le décès de ceux qui y sont allergiques. Et puis, il n’est absolument pas garanti qu’il n’y aura pas de contamination en cuisine, même si vous prenez un autre plat au menu. Enfin, même si vous les annoncez au cuistot, les allergies sont plutôt méconnues en Afrique, bien qu’elles soient de plus en plus répandues…

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Les bons conseils du Pharmachien

Si vous êtes aux prises avec une vilaine intoxication alimentaire, voici quelques conseils pour éviter que votre cas s’aggrave. D’abord, si une tourista (diarrhée du voyageur) vous terrasse, il faut éviter de vous déshydrater : emportez avec vous des sachets de sels de réhydratation orale (SRO), comme Gastrolyte®. « Il ne faut pas s’en faire après une seule selle molle, mais si ça s’enligne pour une sorte de gastro, mieux vaut prendre un traitement de Cipro®, prescrit par un médecin ou un pharmacien et acheté avant le départ, explique Olivier Bernard, alias Le Pharmachien.

La diarrhée et les vomissements sont des mécanismes de défense face à une intoxication, et la prise d’un antibiotique est le seul remède qui permet d’en enrayer les symptômes sans empêcher l’évacuation. Sinon, l’Imodium® ou le Gravol® ne devraient être pris qu’en dernier recours, lors de longs déplacements sans accès à une toilette, par exemple. En ce qui a trait au vaccin contre le choléra, son efficacité n’est que de 30 % au maximum. Enfin, côté probiotiques, il est préférable d’en prendre avant le départ plutôt que lorsque la diarrhée a commencé. Si, toutefois, les inconforts persistent, il faut alors consulter un médecin. »


Nutritionniste et rédactrice voyages, Catherine Lefebvre est l’auteure de plusieurs ouvrages, dont Sucre, vérités et conséquences. Elle est aussi adepte de yoga pas trop chaud et de vélo de route sans trop de côtes.


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