Entrevue exclusive avec Hugo Girard de «À vos risques et périls»!

Par Viago
Mise à jour le 23 Mar 2018

Entrevue exclusive avec Hugo Girard de «À vos risques et périls»!

Hugo Girard a fait le tour du monde, établissant des exploits toujours plus impressionnants que les précédents. Habité par une détermination aussi solide que sa forme physique, notre «Louis Cyr des temps modernes» a rendu le petit garçon de 5 ans (levant déjà des poids) qu’il était, ainsi que sa province natale, plus que fiers en relevant un défi de taille en 2002 alors qu’il devient l’homme le plus fort de la planète.

Au delà de la grandeur de sa force, c’est sa grandeur d’âme que vous découvrirez en suivant l’émission À vos risques et périls, présentée sur les ondes d’Évasion, alors qu’il s’aventure à la rencontre des habitants des quartiers les plus dangereux des États-Unis!

 

Qu’est-ce qui vous a accroché dans le concept de l’émission À vos risques et périls?

D’abord, c’était quelque chose que je n’avais jamais fait. C’était un projet qui correspondait à des traits de ma personnalité, qui me ressemblait. Il s’agissait d’une expérience intense et hors normes, et je suis définitivement une personne intense et hors normes. Ayant déjà été policier, ça rejoignait également un aspect intéressant pour moi, soit celui de comprendre les deux côtés de la loi.

 

Justement, en quoi votre expérience en tant que policier vous a aidé dans cette expérience?

En fait, ma carrière sportive d’homme fort m’a davantage aidé que ma formation de policier. J’ai fait le tour du monde pour des compétitions, ainsi, je sais comment voyager de manière sécuritaire, je suis conscient des différences de cultures et du respect que l’on doit adopter lorsqu’on se retrouve dans un autre pays face à des gens différents. Les notions de dangers sont différentes selon où l’on se trouve dans le monde. Une fois que tu sais cela, tu abordes les réalités autres aux tiennes avec précaution. Et dans ce projet, c’était sans doute la chose la plus importante à garder en tête.

 

Le succès de cette émission reposait énormément sur la participation des différents intervenants et sur la confiance qu’ils vous accordaient. Comment l’avez-vous gagné, leur confiance, afin qu’ils se confient autant à vous? 

Je dois avouer que mon expérience en tant que policier m’a été très pratique afin d’établir un climat de confiance dans des situations à risque extrêmement élevé. Le lien de confiance, ça fait vraiment toute la différence, mais je ne crois pas qu’il y ait de recette magique pour ça. Il ne faut pas juger personne et il faut prendre le temps d’écouter ce qu’ils ont à dire. Donc, j’ai simplement été moi-même, et venant moi-même d’un milieu de vie très modeste, ça n’a pas été difficile pour moi de comprendre certaines choses. Ils savaient que je les respectais et que je les écoutais. Ils avaient donc envie de me respecter à leur tour. D’ailleurs, ça m’a beaucoup touché et surpris de voir à quel point les gens se laissaient aller dans leurs confidences. C’est eux qui font la vraie beauté de l’émission. Les témoignages que vous allez entendre, ils sont faits par des gens vrais. Qu’on soit d’accord ou pas avec cela, ça reste quand même une réalité bien présente.

 

Quelle est la rencontre la plus marquante que vous ayez faite lors des tournages?

Je me suis entretenu très longtemps avec un homme qui a passé la moitié de sa vie en prison et qui a vu des centaines de ses amis se faire assassiner. Sans entrer dans les détails, il est un très gros joueur sur la scène du trafic de drogues. Bien que son vécu et ses activités soient du côté négatif de la loi, tu ne peux t’empêcher d’avoir du respect pour l’homme, car il a réellement le sens des affaires, il a un grand leadership et toutes les qualités nécessaires à la recette du succès. Donc tu ne peux t’empêcher de te poser LA question «si jamais». Car je n’ai aucun doute qu’il aurait réussi à faire quelque chose de très constructif s’il avait été du bon côté de la loi. Alors pourquoi? Qu’est-ce qui l’a attiré du mauvais côté? Je lui ai posé la question et il m’a répondu qu’il ne voit pas sa vie de la même manière que nous. Que de leur côté, dans leur quartier, ils n’ont pas le sentiment que la vie a été très généreuse avec eux, ils ne voient pas les options et les possibilités, ils n’ont pas la capacité de rêver comme nous le faisons. Il m’a confié avoir l’impression de vivre en marge d’une société différente de la nôtre. De plus, ils ont un sentiment d’appartenance très fort à leur quartier, alors ils ne veulent pas nécessairement en sortir. Que deux hommes aux cheminements si différents, aux réalités si différentes, soit lui et moi, puissent discuter de sujets aussi communs, ça m’a vraiment rappelé que nous ne sommes pas si différents.

 

Comment l’expérience À vos risques et périls vous a transformé?

Je suis sorti de là grandi, complètement! Je me sens privilégié d’avoir eu la chance de visiter ces endroits et de rencontrer ces gens. J’ai maintenant une meilleure perception de ce qu’est la réalité dans les grandes villes américaines. Sans vouloir être négatif, il n’y a pas que du beau, et rarement nous sera montré le côté «chaud» de ces réalités.  Par exemple, Chicago, que je considère comme l’une des plus belles villes américaines, abrite le quartier le plus dangereux de tous les États-Unis!  Cette expérience m’a également permis d’apprécier la stabilité et la sécurité qu’on a, ici, au Québec. On se rend compte que c’est très fragile tout ça, que ça bascule rapidement. Cela m’a aussi fait comprendre les efforts que l’on doit faire en tant que société afin d’être plus empathiques et ouverts d’esprit.

 

Vous qui êtes considéré comme l’homme le plus fort au monde, devant quoi vous sentez-vous impuissant?

S’il y a une chose que ma carrière d’athlète m’a apprise, c’est qu’il y a des choses qu’on ne peut pas contrôler. Il faut donc garder le focus sur les évènements qu’on contrôle. J’essaie de me rappeler cela quotidiennement, alors je ne me sens jamais vraiment impuissant.

 

Qu’est-ce que vous avez trouvé le plus difficile dans ce projet?

Le contexte des tournages était particulier. Il fallait toujours garder en tête que le danger était bien présent, même si on ne l’entendait pas, même si on ne le voyait pas. On devait se rappeler tous les jours qu’on était en territoires hostiles, sans perdre de vue la nature de notre mission. Les gens qu’on rencontrait étaient en apparence calmes, mais tout ça pouvait changer en une fraction de secondes! Je n’aurais pas pu travailler adéquatement si je n’avais pas été conscient du danger. Il fallait que je redouble de rigueur au niveau de mes méthodes et disciplines de travail, et c’était parfois difficile.

 

Pouvez-vous nous raconter une anecdote de tournage?

Lorsqu’on était à Oakland, on a été témoin d’une fusillade. C’était assez fou, car tout le monde se sauvait de l’endroit d’où les coups de feu provenaient, alors que nous, on accourait pour aller voir ce qu’il se passait. C’était très différent de voir une fusillade, de la voir vraiment de nos yeux. Voir les gens qui se sauvent, qui ont peur…C’est une émotion difficile à décrire.

 

En quelques mots, pourquoi devrions-nous être au rendez-vous le 4 janvier prochain?

Car au-delà du côté sensationnel, c’est une émission extrêmement humaine qui va réellement permettre aux gens de découvrir d’autres réalités!

 

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