Se déplacer sans se ruiner: 15 sites pour économiser sur les transports

Par Anick-Marie Bouchard
Mise à jour le 07 Mai 2018

Se déplacer sans se ruiner: 15 sites pour économiser sur les transports

En voyage, les moyens de transport peuvent rapidement entamer le budget… sauf si on connaît quelques bons trucs. Les précieux conseils d’une nomade en résidence!

Train-ORI

1. Train et autobus

Les déplacements en autobu ou en train permettent de belles économies si on repère les entreprises dites low cost et les billets bradés au moment de planifier son itinéraire. Ces billets sont toutefois assortis de restrictions: ils ne sont pas modifiables, échangeables ou remboursables et il faut souvent les acheter au moins deux semaines avant la date de départ.

Combien de fois ai-je traversé la France en TGV pour 20 ou 30 $ grâce aux tarifs Prem’s de la SNCF? Les billets les moins chers partent plus ou moins vite selon la demande. En Ukraine, les cinq heures passées à somnoler sur ma couchette à bord du Moscou-Budapest Express m’ont coûté environ 8 $. Ce trajet long mais douillet m’a permis de fraterniser avec un Moscovite qui a gaiement partagé avec moi ses bières et ses fruits frais.

Il n’y a pas que le train qui permet de voyager à bas prix. De Katowice en Pologne, j’ai rejoint Varsovie pour 6 $ avec Polski Bus. J’ai traversé la Grande-Bretagne, d’Édimbourg à Londres, pour à peine le prix d’une pinte de bière, avec Megabus.

En achetant mes billets à l’avance pour des trajets peu fréquentés, avec départ en milieu de semaine ou en soirée, j’étire mon dollar jusqu’à faire une centaine de kilomètres, même dans des pays réputés chers…


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2. Avion

On trouve aussi des tarifs alléchants du côté du transport aérien. Certaines compagnies low cost comme Ryanair, easyJet ou WOW Air, qui relie Montréal à l’Islande, vous font traverser le continent européen pour des sommes dérisoires, à condition de voyager léger. J’ai rarement payé plus de 20 € (29 $) pour des vols aussi longs que Marseille-Copenhague, Stockholm-Londres, Paris-Glasgow…

Attention : les aérogares de ces transporteurs sont généralement éloignées des centres urbains, et le transport de la ville à l’aéroport fait parfois doubler le coût du voyage. Or, ce n’est pas toujours le cas: à Brême, l’aérogare est si près du centre-ville qu’on peut s’y rendre à pied. C’est ainsi que j’ai découvert la ville hanséatique, ses animaux musiciens et les ruelles du Schnoor lors de mes escales aéroportuaires…

Avion-ORI

3. Covoiturage

Le covoiturage permet aussi de voyager confortablement sans se ruiner. Grande adepte de feu Allô-Stop et d’AmigoExpress au Canada, je m’en suis donné à cœur joie avec Mitfahrengelegenheit, leur équivalent allemand. La montée de BlablaCar a aussi unifié un marché européen autrefois fragmenté au bénéfice du voyageur qui s’y retrouve plus facilement. Sans compter qu’il existe encore des dizaines d’organisations à vocation nationale ou même de groupes Facebook spécialisés.

Dans le même ordre d’idées, il me tarde d’essayer le « coavionnage » en Europe de l’Ouest sur les sites de COAVMI, Wingly et Wingshare. 

En Allemagne, j’ai pris la bonne habitude de monter sur le quai des grandes gares pour trouver des groupes de gens voyageant sur des billets collectifs. Prévus pour un maximum de cinq personnes, ces titres de transport se révèlent avantageux à partir de deux personnes. Il suffit donc de repérer les petits groupes et de leur demander candidement « Könnte ich mit Ihnen fahren ? » (« Pourrais-je voyager avec vous? ») C’est ainsi que je me suis rendue gratuitement de Hambourg à Berlin, de Hanovre à Brême, de Cologne à la frontière suisse…

Enfin, je sais que je peux trouver des bons plans pour partir en road trip grâce au convoyage de voitures. Sur ma recommandation, mes amis Ombeline et Mathieu ont conduit gratuitement une voiture de Toronto jusqu’en Floride, l’essence leur étant remboursée par HitTheRoad, qui se spécialise dans ce genre de livraison. En Europe, DriiveMe et LuckyLoc proposent des services semblables, soit une location à 1 € sur certains trajets. On peut même trouver d’autres passagers pour réduire encore plus les coûts ­­– mon genre de trajet solidaire!

Bien sûr, pour économiser autant sur les transports, il faut avoir du temps, planifier son itinéraire et apprécier le trajet. Mais comme le disait Robert Louis Stevenson : « L’important, ce n’est pas la destination, mais le voyage lui-même. » Pour davantage d’informations sur l’achat de billets d’avion, visionnez cette chronique:


Globe-trotteuse devant l’Éternel, Anick-Marie Bouchard a parcouru plus de 150 000 km en autostop. Elle cosigne La Bible du grand voyageur, chez Lonely Planet. « Nomade depuis une douzaine d’années, je privilégie les moyens de transport alternatifs comme l’autostop ou le vélo, mais il m’arrive de prendre le bus, le train, l’avion ou même la voiture pour me déplacer, pourvu que ça ne fasse pas exploser mon budget. »

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